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À propos de comprendre

L’allergie c’est mille et une questions pour mille et deux façons d’y répondre...

Vous trouverez sur cette longue page les principales questions posées depuis 5 ans sur nos sites web, forums, listes de discussion et au cours de nos consultations d’allergologie.
mécanismes diagnostic traitement

Les mécanismes de l’allergie,

- Je suis allergique à l’iode, puis je manger du poisson ?
- Je suis allergique à la piscine, cela me déclenche de l’asthme
- Puis je être allergique à tout ?
- Je ne peux pas être allergique au chat : j’en ai un depuis vingt ans !

L’allergie est une maladie dûe à une réponse excessive et inadaptéede notre organisme vis à vis de l’environnement (alimentaire, chimique ou aérien).

Cette réponse nécessite un premier contact qui est suivi de la fabrication d’anticorps de l’allergie puis, après un temps variable (parfois des dizaines d’années de vie avec le chat par exemple) ces anticorps silencieux deviennent réactifs et déclenchent des allergies (asthme, rhinite, urticaire, oedèmes, conjonctivite).

Notre capacité à fabriquer des anticorps contre telle ou telle chose est déterminée par nos gênes mais l’environnement joue un rôle primordial pour permettre aux allergies de s’exprimer : un exemple, les asiatiques qui arrivent en France font en quelques années des allergies aux pollens de graminées. Leur organisme reconnait facilement ce pollen comme un allergène mais leur environnement n’en comporteque peu en Asie, en France si ! L’allergie apparaît donc en France.

L’allergie "à tout" n’existe bien sûr pas ! En général lorsque n’importe quelle substance déclenche une réaction c’est qu’il ne s’agit pas d’allergie mais plutôt d’intolérance. C’est important à savoir car une allergie c’est l’obligation d’éviter absolument le produit, alors qu’une intolérance nécessite des aménagements mais sera en général contournable.

Comme intolérances on peut retrouver des crises d’asthme déclenchées au stress, à l’effort, au soufre, au chlore des piscines : il ne s’agit pas d’allergie. Ces réactions témoignent de l’extrême sensibilité des muqueuses. une bonne prise en charge médicale permettra vite de supporter à nouveau tous ces irritants.

L’iode est également une réaction non-allergique (ou plus exactement : il existe des allergies à l’iode mais en général, les réactions observées le sont de façon toxique et non allergique).

L’allergie, c’est inné ou acquis ?
Un peu des deux : en fait ....

Pour être allergique il faut avoir une génétique favorable (familles d’allergiques) et/ou un environnement favorable (le mode de vie occidental augmente fortement les risques). Les allermands de l’Est étaient soumis à une pollution industrielle très importante. Au moment de la chute du mur de Berlin, on croyait trouver un taux d’allergiques important : il y en avait moins qu’à l’Ouest ! Par contre, depuis leur "occidendalisation", la fréquence de l’allergie augmente. Alors, la pollution joue un rôle : oui, mais pas n’importe quel type de pollution.

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Diagnostic des allergies,

- On ne peut pas faire de tests d’allergie avant l’âge de 3 ans
- Les tests d’allergie ne sont pas fiables
- La biologie permet de classer l’importance de l’allergie

Le diagnostic des allergies est affaire de spécialistes : les allergologues.

Un diagnostic d’allergie est porté lorsqu’il y a suffisamment d’éléments concordants qui font suspecter l’allergie. Les éléments dont le médecin va s’aider sont :

- L’histoire de la maladie : Quels signes sont apparus et quand ? Quels traitements ont soulagé ? Quelles circonstances ont déclenché la ou les crises ? Y a t il d’autres formes de maladies dans la famille ? etc...
- Les tests cutanés, immédiats ou retardés : ils sont indolores et peuvent être réalisés dès les premiers mois de la vie. Leur fiabilité est validée par l’usage d’un témoin positif et d’un témoin négatif. Ils montrent la sensibilisation à un allergène et l’importance de cette sensibilisation. Ils doivent être réalisés par un allergologue de façon à être réalisés et interprétés correctement.
- Les examens biologiques, ils sont de plusieurs types : des examens de dépistage (Phadiatop°, Trophatop°, Multitest°, Cla° etc...) et des examens de quantification (Cap system°, Alastat° etc...). Ces derniers sont les plus fiables. La fiabilité est à apprécier en fonction des autres paramètres biologiques : un patient dont les anticorps de l’allergie sont de classe 5 pour tous les allergènes dosés n’est certainement pas allergique à toutes les substances ! Il est d’ailleurs inconcevable de nos jours de voir encore des enfants dont le diagnostic d’allergie est porté sur la simple foi d’une biologie. La biologie est une aide précieuse au diagnostic mais, comme les tests cutanés, elle n’est qu’une aide.
- Autres examens, le test de provocation labial, le test de réintroduction, le test d’éviction, le test de perméabilité intestinale...tous ces tests sont des éléments supplémentaires d’aide.

Discutez-en avec votre allergologue.

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Traitement des allergies,

- Il ne faut pas traiter l’eczéma, ça fait sortir l’asthme
- La désensibilisation ça ne marche pas
- Avec la désensibilisation on risque de faire de nouvelles allergies

Le traitement des allergies repose sur plusieurs étapes

La première c’est l’éviction de la cause lorsqu’elle est possible. L’allergique au chat qui peut, sans drame familial, se séparer de son chat aura déjà, de lui-même, réglé une bonne partie de ses problèmes. C’est évidement plus difficile pour les acariens, bien que étrangement nous ne soyons pas aussi attachés affectivement à ces derniers ;-)

La deuxième c’est le traitement des conséquences de l’allergie pour arriver à un bon état général avec des traitements usuels (anti-allergiques). Cela permet le bon contrôle de l’asthme, de la sinusite, de l’urticaire c’est un préalable à une bonne prise en charge car cela redonne aux interfaces (peau et muqueuses) une imperméabilité vis à vis de l’environnement.

La troisième c’est le traitement spécifique de l’allergie (ou désensibilisation), elle permet de réapprendre à l’organisme à supporter ce qui lui fait déclencher les symptômes de l’allergie. Elle est efficace, diminue le risque de faire de nouvelles allergies mais n’est pas un traitement anodin : elle nécessite la compétence d’un médecin allergologue pour sa mise en place.

Traiter l’allergie précocément c’est la seule façon d’empêcher l’évolution naturelle de l’allergie : eczéma atopique dans l’enfance puis asthme puis rhinite chronique puis à nouveau asthme...un cycle infernal qui n’est pas inéluctable si la prise en charge est bonne.

Articles

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